Les apprentis partagent leur expérience

Justine : « être apprenti, c’est être autonome ! »

Justine, diplômée en juillet 2018 en psychomotricité a choisi de terminer sa formation en contrat d’apprentissage au sein d’un SESSAD (Service d’Éducation Spéciale et de Soins à Domicile) et d’un IME (Institut Médico-Educatif) pour enfants présentant une déficience intellectuelle.

« L’apprentissage permet de concrétiser la formation théorique »

Pour Justine, être apprentie c’est être « considérée comme salariée d’une entreprise et supervisée par des personnes diplômées ». Elle ajoute que « cette double casquette de semi-professionnel (en formation et salarié) permet de concrétiser des projets sur le terrain tout en étant entourée par une équipe pluridisciplinaire ». Pour Justine, l’une des principales forces de l’apprentissage réside dans les responsabilités qui lui ont été confiées : « j’ai pu exercer le métier de psychomotricien dès ma troisième année de formation en recevant des patients seule, en développant une réflexion thérapeutique en équipe et en construisant divers projets de prise en charge ».

Bien entendu, l’aspect financier est un avantage de l’apprentissage pour Justine qui rappelle, à juste titre, que : « la formation est gratuite et que l’on a des revenus mensuels fixes ». Mais ce n’est pas le seul… Justine met d’ailleurs en avant le fait que « le statut d’ancien apprenti est un atout dans le recrutement des jeunes professionnels ». Au risque de me répéter, 70% des apprentis trouvent un emploi dans les 6 mois suivant leur formation, ce n’est donc pas une impression !

« L’apprentissage, c’est du concret… »

Pour Justine, l’apprentissage c’est : « le travail en équipe, la réflexion thérapeutique et l’apprentissage concret d’un accompagnement des enfants en difficultés. Il vous permet aussi de mieux saisir la réalité du terrain, les difficultés institutionnelles (…) et d’apprendre à construire avec ».

Justine remarque également qu’être apprentie et être stagiaire, ce n’est pas du tout la même chose. Vous allez sans doute me dire que c’est évident, mais au-delà du statut, c’est surtout les attentes de l’entreprise qui changent : « les demandes des établissements vis-à-vis d’un apprenti sont nettement plus ardues que celles vis-à-vis d’un stagiaire ». Justine ajoute d’ailleurs que « l’apprenti se doit d’être solide » pour faire face à ces responsabilités.

« …Qui demande de l’autonomie ! »

« L’apprentissage nécessite une capacité importante à prendre du recul. Cela demande aussi d’être débrouillard, extrêmement motivé et polyvalent. » S’il est vrai que la motivation est particulièrement importante pour devenir apprenti, Justine insiste sur le fait que « L’apprentissage demande une certaine autonomie ». Et tout le monde n’en est pas capable à en croire Justine : « lors de ma deuxième année, je n’aurai pas pu être apprentie, je n’en aurai pas eu les épaules ! »

Justine conclut en disant : « qu’il est nécessaire de concevoir tous ces éléments pour pouvoir cibler l’apprentissage et en vivre une bonne expérience. Certaines personnes auront besoin de plus d’encadrement, de moins de pression, et ceci est indispensable à percevoir pour devenir un professionnel épanoui ».

Sachez pour finir que Justine a été embauchée en CDI, dans la structure pour laquelle elle a été apprentie. Quand je vous dis que l’apprentissage est une voie d’insertion professionnelle, en voici une nouvelle preuve, vous ne pensez pas ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *