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Relancer l’apprentissage après la crise

Apprentissage après la crise

L’APPRENTISSAGE, CLÉS POUR RELANCER L’ÉCONOMIE ?

D’après un article paru dans le Journal du Palais intitulé « L’apprentissage, levier majeur de la reprise », l’accent devra être mis sur la formation professionnelle et plus particulièrement sur l’apprentissage et l’alternance, comme levier majeur dans le cadre de la reprise économique.

PLUSIEURS PROPOSITIONS POUR INCITER LES ENTREPRISES À EMBAUCHER :

  • Uniformiser l’aide forfaitaire

Actuellement, l’aide unique à l’apprentissage est réservée aux seules PME de moins de 250 salariés qui embauchent un apprenti préparant un diplôme ou un titre professionnel de niveau inférieur ou égal au bac : elle est de 4.125 € pour la première année d’exécution du contrat, 2.000 € pour la 2ème année et 1.200 € la 3ème année.

D’après Stéphan Boucrieu, directeur général de BSB (Burgundy School of Business), interviewé dans le Journal du Palais « En uniformisant l’aide forfaitaire sur les deux années de formation, cela permettrait à davantage d’entreprise de s’offrir les services de nos étudiants ».

Alain Tomczak, directeur général de l’École des métiers Dijon Métropole, également interviewé dans le journal du Palais, « Si demain, pour la rentrée de septembre, on propose aux chefs d’entreprise de signer des contrats d’apprentissage sur deux ans, sachant qu’ils toucheront 4.125 euros chaque année et n’auront plus qu’à débourser 70 euros par mois, nous inscrivons les chefs d’entreprise dans une projection sans prendre d’importants risques financiers. ».

  • Faciliter le recrutement

Alain Tomczak attire aussi l’attention sur ce qu’il appelle “les passerelles trois mois”.

« Actuellement, un jeune peut débuter une formation dans notre établissement pendant trois mois sans qu’il n’ait signé de contrat d’apprentissage avec une entreprise, à condition qu’il en signe un impérativement dans les trois mois. Or, si on se projette sur la rentrée, on peut aisément imaginer que dans certains secteurs d’activité le mois de septembre sera très problématique.

Il me paraîtrait intéressant que la convention des trois mois puisse être étendu à cinq mois pour nous laisser le temps de trouver une entreprise vers le mois de décembre ou de janvier et ainsi profiterde ces cinq mois pour renforcer l’alternance du jeune et le former sur un temps plus long au sein de notre établissement.»

  • Aide d’urgence

Le Medef préconise ainsi une aide exceptionnelle unique de 10.000 € pour toute entreprise qui recrute un apprenti (ou un alternant en contrat de professionnalisation) avant le 31 décembre 2020, quelle que soit la taille de l’entreprise et le niveau de diplôme préparé.

Cette aide serait donc une aubaine non seulement pour les entreprises mais aussi pour les jeunes très inquiets quant à leurs chances de décrocher un contrat en cette période de grande incertitude. Avec cette aide de l’État, pour un coût estimé entre 3 et 4 milliards d’euros couplée à une campagne de communication nationale grand public, le Medef estime que 400.000 apprentis pourraient être recrutés cette année.

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